Bédéphile depuis son enfance, c'est à l'age de douze ans qu'il commença à faire de la BD en amateur. Fortement influencé par le magazine Mad, il réalisa quelques parodies maladroites de films et d'émissions télé du début des années 80. Au fil du temps, les parodies firent place à des personnages originaux qui ne vécurent souvent que le temps d'une courte histoire.

     À vingt ans, sous le nom de plume de Jon-Son, il commença à publier de ses BD dans le magazine de musique-jeunesse Wow!, BD mettant en vedette les grands noms de la chanson des années '88-'89. Les trois ans qui suivirent, il essaya d'être publié dans les deux seuls magazines de BD du Québec, soit Croc et Safarir, mais ce fut en vain dans les deux cas. Suivant les conseils que lui ont donné plusieurs professionels de la BD québécoise, il a essayé de se donner un style de texte et de dessins susceptibles de plaire à un grand public, mais ce fut sans succès. Croyant qu'il s'était trompé toutes ces années où il se voyait bédéiste, il cessa toute activité créatrice durant près de trois ans.

     Son retour à la BD se fit étrangement un soir de novembre 1994. Alors qu'il regardait un documentaire sur les requins à la télé, il se sentit inspiré par ce prédateur que tous respectent bien qu'il agisse à sa guise. Il décida que le moment était venu pour lui de commencer à faire de la BD selon ses goûts à lui et non en fonction de ceux des autres. Il adopta le nom de Steve Requin et se remit à la BD le soir même. Quelques semaines plus tard, le premier numéro de Requin Roll fit son apparition sur les tablettes de quelques librairies alternatives de Montréal. Les Publications Requin Roll étaient nées. Personne ne se doutait à ce moment là, et encore moins Steve, que durant ses sept ans d'existence, Les Publications Requin Roll allaient produire 48 publications, avec des titres comme Requin Roll, Requin Roll Présente, Les Plagiats de la BD, et Konar la saga con-plète, sans compter tous les autres fanzines auquel il a collaboré, comme Jean Nendur et Compagnie, Vampires, En Pleine Face, Pirate, Zine Zag, etc. Cependant, c'est en décembre 1999 qu'il créa sa plus remarquable série: MensuHELL.

     Lorsqu'il réalisa son premier numéro de Les Plagiats de la BD en décembre 1997, celui-ci avait pour thème les plagiats dans la BD québécoise. Par amusement autant que par esprit de vengeance envers Safarir qui refusèrent maintes fois de l'enbaucher par le passé, Steve y dénonça plusieurs plagiats tirées des pages de ce magazines. Il poussa l'insolence jusqu'à leur en envoyer une copie en remerciement de «l'aide» qu'ils lui ont apporté. Ce n'est que quatre ans plus tard que ce geste eut pour lui des conséquences qu'il n'aurait jamais pu soupçonner.

     En octobre 2001, Serge Boisvert DeNevers, dessinateur et un des fondateurs de Safarir que Steve avait particulièrement écorché dans Les Plagiats de la BD, lui écrivit via courriel son mécontentement face à la mauvaise réputation que Steve lui avait donné. Ce mécontentement était justifié car dans presque tous les exemples de plagiats que Requin lui attribuait, Denevers ne faisait que dessiner ce que les différents scénariste, les VRAIS plagiaires, lui écrivaient comme texte. le reste était dûs au hasard. Les explications firent place à la compréhension, puis ils en vinrent chacun à se parler de leurs différents cheminements artistique. C'est ainsi que Denevers lui décrivit un de ses personnages qu'il avait créé quelques années plus tôt mais ne savait trop qu'en faire: Malice. La personnalité de Malice comportait beaucoup de similitude avec celle d'Evelynn Crimson, personnage créé par Steve. Adaptant pour Malice un scénario qu'il destinait à Evelynn, il l'a proposé à Denevers qui l'a aussitôt accepté. Et c'est ainsi que Steve, encouragé par Denevers, alla proposer ses services en tant que scripteur à Safarir, et qu'il fut aussitôt embauché.

          Depuis janvier 2002, Steve signe les scripts de diverses BD et articles illustrés parus dans Safarir. Son travail de scripteur lui laissant difficilement le temps de continuer à publier un fanzine mensuel, Steve abandonna MensuHELL au numéro 34, en mai 2002, laissant à Francis Hervieux le soin de continuer, ce qu'il fait encore aujourd'hui.

     En plus de Malice et des autres BD, Steve écrit les capsules «Faces à Claque» de la page La Pause safarir du cahier weekend du Journal de Montréal du samedi, il continue de dénoncer le copiage dans la chronique Les Plagiats de la BD dans les pages de Zine Zag.


Cette page a été réalisée grâce à la collaboration de Steve Requin.
Veuillez noter que toutes les illustrations et bandes dessinées présentées ici sont
Copyright © Steve Requin 1998-2003.