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Le père du sexagénaire Ben est un Sherbrookois né le 2 avril 1965. Dès l'âge de deux ans, au moment où on lui a mis un papier et un crayon entre les mains parce qu'il était turbulent, Daniel Shelton venait de découvrir sa voie et sa vocation de bédéiste. Tout le monde était un peu artiste dans sa famille, mais l'art servait plutôt comme passe-temps.Il a obtenu un D.E.C. en sciences pures au Séminaire de Sherbrooke, suivi d'une mineure en biotechnologie à l'université de Sherbrooke. Le grand point tournant dans sa vie artistique fut d'aller étudier à la meilleure école de formation professionnelle en bande dessinée aux États-Unis. Il a pu aller étudier en septembre 1986 à la renommée Joe Kubert School of Graphic Art à Dover, New Jersey, puis l'année suivante à la School of Visual Arts de New York , et cela jusqu'en 1989. Bien avant son exode aux États-Unis, Shelton avait entrepris au Québec une carrière variée et fort appréciée d'illustrateur pigiste. Il a d'abord travaillé pour la Ville de Sherbrooke et la SIDAC, pour qui il a créé la mascotte Coqueluche et a fourni régulièrement une série de dessins promotionnels, publiés dans La Tribune et dans de nombreux dépliants et brochures. Malgré ses multiples contrats locaux, il trouvait aussi le temps d'occuper les ondes de la radio communautaire CFLX, avec une émission hebdomadaire sur la bande dessinée, de donner des conférences et des cours privés, en plus de diriger des animations dans un Centre culturel sur les techniques du 9e art. En 1985, il reçoit un prix et une bourse d'Hydro Québec pour une bande dessinée qu'il a réalisée dans le cadre d'un concours contre la pollution intitulé «J'ai l'eau à coeur». D'autre part, l'Office franco-québécois pour la Jeunesse l'a également choisi pour représenter le Québec au plus grand Festival de la bande dessinée francophone, qui se tient chaque année à Angoulême, en France. Après avoir été exposées en Estrie et à Montréal, ses oeuvres ont connu les mêmes honneurs en France et aux États-Unis. Ses plus belles illustrations se retrouvent sur les couvertures et dans les pages intérieures de revues aussi variées que Reader's Digest, Croc, Mad (québécois), L'Actualité, Le Bel Âge, Safarir et beaucoup d'autres... De plus, il a créé différentes illustrations publicitaires pour de grandes entreprises commerciales. L'aventure personnelle de Daniel Shelton dans la bande dessinée a débuté par une phase d'imitation des dessins de deux grands noms. Don Martin du magazine Mad et André Franquin, le créateur de Gaston Lagaffe et du Marsupilami. Son modèle préféré, celui auquel il revient constamment c'est Hergé, dont la grande lisibilité graphique et narrative ne cache rien.
Après deux années de succès continu, le premier album de la série Ben, un superbe recueil de planches en couleurs, est paru à l'été 1998. Depuis, un autre album est paru en début 2000. Ben paraît maintenant dans plusieurs quotidiens américains et canadiens (The Vancouver Sun, The Calgary Herald, The Montreal Gazette, The Victoria Times - Transcript et The Fresno Bee en Californie). Au Québec , il est publié à tous les jours dans La Tribune de Sherbrooke, Le Quotidien du Saguenay, La Voix de L'Est, Le Droit d'Ottawa et Le Nouvelliste de Trois Rivières. En plus, Ben paraît en Asie, soit dans 2 journaux des Philippines. À travers cette originalité, Shelton possède une technique graphique et narrative maîtrisée et un respect de son lectorat. Il a choisi par son travail de représenter le 9e art dans sa thématique la plus universelle: l'humour. Dans ce contexte, peu importe les sujets choisis, Shelton travaille sérieusement et méthodiquement en vue de provoquer le rire et, par ce biais, procurer à tous et chacun un plaisir instantané. Ben a aussi son propre site web, visitez-le souvent, car vous y verrez un nouveau «strip» à chaque jour. Tiré et résumé du catalogue "La bande dessinée made in Sherbrooke" rédigé par Richard Langlois et publié par le Musée des beaux-arts de Sherbrooke, 1998. Copyright © Daniel Shelton pour les illustrations. |