Forum BD Québec

 
 
Forum BD Québec » STUDIO BD » Scénarisation » Et la mise en page?
Connexions
1 connecté(s) sur le forum actuellement: 0 membre(s) | 1 invité(s)
 
 
 
Page : << < 1 | 2 | 3 | 4 | 5 > >>
<<Sujet précédent     Sujet suivant>>


 
 
Auteur Imprimer le topic Message

 
 
Eric Theriault

Titulaire

Enregistré le 14/06/2005
Messages: 949
Non connecté

Ajouté le : 18/08/2005 22:42
Message :

Ca peut etre un choix. Pendant un bout je m'en suis volontairement tenu a une grille de 6 cases carrées par pages. Je trouvais que l'effort devenait ensuite de placer la caméra au bon endroit. Mon raisonnement était que la forme de la case était pas utile, un peu comme au cinéma ou la forme de l'écran ne change pas.
J'ai changé d'idée la dessus et je trouve maintenant que c'est une spécificité du langage BD qu'il vaut mieux utiliser a son avantage.



Veena, le webcomic
Recharger l'url avec lien direct vers ce message Imprimer le message Aller en bas de page Aller en haut de page Editez ce post (réservé aux modérateurs) Avertissez l'administrateur si le post est non conventionnel Envoyer un email à Eric Theriault!!! Visitez le site de Eric Theriault!! Envoyer un Message Privé à Eric Theriault Citer ce post dans votre réponse

 
 
Saymone

Régulier

Enregistré le 10/07/2005
Messages: 349
Non connecté

Ajouté le : 18/08/2005 23:58
Message :

J'ai remarqué que la plupart des comic books utilisent beaucoup une mise en page «cool», stylé et dynamique: on découpe le personnage sur les cases, on fait un effet de fondu dans les cases, etc. Le principe utilisé est un peu comme les effets de montages dans un film. Tandis que les BDs non-comics-books offrent une mise en page plus claustrophobe, plus stricte si on veut, mais ça donne quelque chose de plus structuré et plus facilement lisible. Moi personnellement, j'aime bien ces deux types de narration.


Site web : saymone.com
Recharger l'url avec lien direct vers ce message Imprimer le message Aller en bas de page Aller en haut de page Editez ce post (réservé aux modérateurs) Avertissez l'administrateur si le post est non conventionnel Envoyer un email à Saymone!!! Envoyer un Message Privé à Saymone Citer ce post dans votre réponse

 
 
sirkowski

Titulaire

Enregistré le 20/06/2005
Messages: 784
Non connecté

Ajouté le : 19/08/2005 04:07
Message :

Message original: Michel Viau
C'est vrai que plusieurs auteurs "à la mode" favorisent le gauffrier pour des raisons esthétiques? philosophiques? artistiques? Les BD du début du 20e siècle aussi se bornaient au gauffrier...

Le gauffrier (c'est la première fois que j'entends ça, c'est un bon nom) peut aider à dynamiser une planche de BD qui ne le serais pas autrement de par son sujet. Comme par exemple les BDs auto-biographique. Tu peux pas vraiment dessiner un pin-up hyper dynamique du gars qui mange ses toasts le matin. Par contre, on peut créer un dynamisme plus subtil en faisant resortir un élément à l'intérieur d'une grille monotone.



*** Message édité par sirkowski le 19/08/2005 02:08 ***

Recharger l'url avec lien direct vers ce message Imprimer le message Aller en bas de page Aller en haut de page Editez ce post (réservé aux modérateurs) Avertissez l'administrateur si le post est non conventionnel Envoyer un email à sirkowski!!! Envoyer un Message Privé à sirkowski Citer ce post dans votre réponse

 
 
Marc Brault

Régulier

"Le néant pourvoit à toute chose." L'Hagakure

Enregistré le 14/06/2005
Messages: 401
Non connecté

Ajouté le : 19/08/2005 07:49
Message :

Très "design" tout ca, Sirk.

Au sujet de la page sur la mise en page sur le site du CEGEP de Sainte-Foy.

Euh...J'ai jeter un coup d'oeil sur toute cette section. C'est une façon de voir... un peu simpliste, pour ne pas dire marginalement chauvine. Il prend des cas isolés de disposition de cases, les divorces de leur contexte, et tente de les ériger en "grille d'analyse", un système de mesures, pour dégager la syntaxe "universelle" de la bd. Il regarde la chose par le mauvais bout de la lorgnette.

Mettons que, la bande dessinée n'est pas un "langage", mais un procédé qui n'est réductible à aucune "grammaire" universelle. Chaque culture a développé sa propre "grammaire" fondée sur des impératifs distincts. Le manga à une grammaire fondés sur la fluidité des enchainements (tous les autres éléments, tel la mise en page, étant subordonnés à celle-ci, sont élaborés en fonction),








le comic books américain, (j'pense aux "action super-heros" actuels), repose sur la mise en valeur du plan spectaculaire, cinématographique, botte cul; tout le reste n'est qu'un moyen pour se rendre du plan spectaculaire botte cul (A) au plan spectaculaire botte cul (B). Il s'en suit que la mise en page, la composition d'une planche, d'un manga et d'un comic book (action heros) ne répondant pas au même impératifs "grammaticaux", seront différentes, mais culturellement valide.



L'arrangement des cases sur une planche est l'aboutissement, l'expression, d'une certaine idée, une définition particulière, qu'avait l'auteur de ce qu'est une bd. Limiter son champ d'investigation à une seule culture ne peut donner, rien de plus, qu'une estimation de ce qu'était la "grammaire" de la bd propre à cette culture, à un moment donnée.

La BD franco-belge, largement dominée par la notion d'auteur (c'est là son trait caractéristique), en comparaison, n'a pas vraiment de "grammaire" à elle. Chaque auteur élabore sa propre façon de conjuger les composantes. Un des traits fascinant de l'oeuvre d'Hergé c'est la genèse de ses découpages techniques et de leur mise en page. Entre Tintin en Amérique, dont le découpage technique évoque le cinéma muet, caméra fixe devant des tableaux qui se succèdent, ce qui donne un effet théâtre de boulevard, et Tintin au Tibet où la mobilité de la caméra, l'enchaînement des plans, relève du grand reportage en cinémascope sur écran géant, Hergé invente et ré-invente sa bd cinéma et sa mise en page. Les inventions de Fred sont une expérience de poésie picturale, Hugo Pratt est un romancier, littérateur, ses bds se composent d'un fil narratif sur lequel il accroche des illustrations, comme des draps sur une corde à linge.

L'idée de s'appuyer sur la disposition des cases comme "grille d'analyse" pour dégager la syntaxe "universelle" de la bd, c'est de la sur-rationalisation de pacotille. Fondamentalement la bd n'est pas un "langage", c'est un procédé.




=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-


*** Message édité par Marc Brault le 19/08/2005 06:31 ***

Recharger l'url avec lien direct vers ce message Imprimer le message Aller en bas de page Aller en haut de page Editez ce post (réservé aux modérateurs) Avertissez l'administrateur si le post est non conventionnel Visitez le site de Marc Brault!! Envoyer un Message Privé à Marc Brault Citer ce post dans votre réponse

 
 
Kurt Beaulieu

Titulaire

" Le pathétique seul est infaillible dans l'art ."

Enregistré le 14/06/2005
Messages: 702
Non connecté

Ajouté le : 19/08/2005 10:46
Message :

J'ai toujours travaillé en pensant chaque case comme une image individuelle. Mais tout en tenant compte qu'elle est en relation avec d'autres images. La narration! Dans l'histoire longue que je prépare dans le moment, je m'en tiens a un pattern simple: des pages de deux rangées de cases, une grande en haut, deux de tailles égales en bas, la page suivante le contraire et so forth... Et si je voudrais faire des mises en page avec 3 ou 4 rangées de cases, cela ne nuit pas au rythme.

Et vu que je travaille de façon semi-improvisée, intercaler des pages en chemin ne cause pas de problèmes. Les mises en pages avec des affaires qui dépassent des cases, des cases qui se superposent m'irritent ,à moins d'apporter au récit, mais c'est souvent à son détriment.

Recharger l'url avec lien direct vers ce message Imprimer le message Aller en bas de page Aller en haut de page Editez ce post (réservé aux modérateurs) Avertissez l'administrateur si le post est non conventionnel Envoyer un email à Kurt Beaulieu!!! Visitez le site de Kurt Beaulieu!! Envoyer un Message Privé à Kurt Beaulieu Citer ce post dans votre réponse

 
 
Michel Viau

Junkie du forum

Enregistré le 14/06/2005
Messages: 7359
Non connecté

Ajouté le : 19/08/2005 16:19
Message :

Je ne crois pas que la BD ne soit qu'un procédé. Elle n'est pas qu'un véhicule narratif. Comme le roman, le théâtre ou le cinéma, c'est une forme d'art qui possède un langage qui lui est propre : la séquence narrative, dont fait partie la mise en page.

Par contre, je suis bien d'accord pour dire qu'il existe plusieurs syntaxes selon l'origine de la BD (européenne, américaine ou japonaise). Chacune a une façon de raconter. Tout comme il existe différentes conventions narritives dans le cinéma qu'il soit occidental ou oriental. Et cela peut prendre un certain temps pour apprivoiser ces différentes syntaxes.


BDQuébec: Le site de référence sur la BDQ depuis 1997.
Recharger l'url avec lien direct vers ce message Imprimer le message Aller en bas de page Aller en haut de page Editez ce post (réservé aux modérateurs) Avertissez l'administrateur si le post est non conventionnel Envoyer un email à Michel Viau!!! Envoyer un Message Privé à Michel Viau Citer ce post dans votre réponse

 
 
Eric Theriault

Titulaire

Enregistré le 14/06/2005
Messages: 949
Non connecté

Ajouté le : 20/08/2005 00:48
Message :

Message original: Marc Brault

le comic books américain, (j'pense aux "action super-heros" actuels), repose sur la mise en valeur du plan spectaculaire, cinématographique, botte cul; tout le reste n'est qu'un moyen pour se rendre du plan spectaculaire botte cul (A) au plan spectaculaire botte cul (B). Il s'en suit que la mise en page, la composition d'une planche, d'un manga et d'un comic book (action heros) ne répondant pas au même impératifs "grammaticaux", seront différentes, mais culturellement valide



En ne considerant ca que sous l'aspect du langage visuel on oublie un détail - du moins en ce qui concerne la bd américaine.

Quand un auteur est invité a une convention, tout ses frais ne sont pas pris en charge. Une part importante de ses revenus pour l'occasion est la vente de ses originaux. La BD américaine etant moins une bd d'auteurs et ne possedant pas les droits finaux sur les originaux, les auteurs n'ont pas vraiment de raison de garder leurs originaux et ils les vendent donc durant les conventions.

Comme il est plus dur de vendre une page ou il y a une conversation entre 2 personnages secondaires plutot qu'une ou on voit Catwoman en gros plan et en contre-plongée, les auteurs découvrent le potentiel d'etre le plus spectaculaire possible avec les personnages en favorisant les pin-up. C'est donc pas un imperatif narratif, mais plus un incitatif a la vente d'originaux.....



Veena, le webcomic
Recharger l'url avec lien direct vers ce message Imprimer le message Aller en bas de page Aller en haut de page Editez ce post (réservé aux modérateurs) Avertissez l'administrateur si le post est non conventionnel Envoyer un email à Eric Theriault!!! Visitez le site de Eric Theriault!! Envoyer un Message Privé à Eric Theriault Citer ce post dans votre réponse

 
 
oMR

Visiteur

Mon nom est Martin Roy

Enregistré le 16/06/2005
Messages: 73
Non connecté

Ajouté le : 23/08/2005 16:51
Message :

Bon point de vue Éric ! Ça explique un peu le pourquoi de ce look des comic books américains. J'avoue que c'est une drôle de donnée à entrer dans l'analyse mais ça apporte vraiment une bonne explication. Je n'aurais jamais cru que ça puisse venir de quelque chose comme ça...




www.martinroy.net
www.omr-isenguerre.net
Recharger l'url avec lien direct vers ce message Imprimer le message Aller en bas de page Aller en haut de page Editez ce post (réservé aux modérateurs) Avertissez l'administrateur si le post est non conventionnel Envoyer un email à oMR!!! Visitez le site de oMR!! Envoyer un Message Privé à oMR Citer ce post dans votre réponse

 
 
Page : << < 1 | 2 | 3 | 4 | 5 > >>


<<Sujet précédent     Sujet suivant>>

 
[Contacter l'administrateur] | [Aller sur BD Québec]

 
[13 requêtes] - [Page générée en 0.1087 secondes]
 

Powered by CoolForum v.0.8.4 beta
Copyright ©2001-2005 CoolForum.net